Le Comité pour la Justice (CFJ) exprime sa vive إmpréoccupation face à la décision du juge d’instruction près le tribunal d’Azazga (wilaya de Tizi Ouzou), rendue le 9 juillet 2026, d’ordonner le placement en détention provisoire du journaliste Mourad Atmimou, à la suite de son arrestation sans mandat préalable sous des accusations vagues, notamment d’« apologie du terrorisme ».
Le CFJ souligne que les conditions ayant entouré l’arrestation de M. Atmimou — notamment l’absence d’information initiale sur son lieu de détention — constituent une entorse aux garanties d’un procès équitable et aux droits des détenus. Le comité observe avec inquiétude l’usage récurrent de qualifications pénales lourdes à l’encontre de professionnels de l’information dans le cadre de leurs activités journalistiques.
Le comité rappelle que la détention de journalistes en raison de leur travail est incompatible avec les engagements internationaux de l’Algérie relatifs à la liberté de la presse et au droit à l’information, garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
En conséquence, le Comité pour la Justice demande aux autorités algériennes :
- La libération immédiate et inconditionnelle du journaliste Mourad Atmimou et l’abandon de toutes les charges liées à son exercice professionnel.
- Le respect strict des garanties procédurales, notamment en facilitant l’accès sans restriction de sa famille et de ses avocats.
- De cesser l’application des lois d’exception pour poursuivre des journalistes et d’assurer un environnement conforme aux normes internationales pour l’exercice de la liberté de la presse.



