Abidjan, Côte d’Ivoire | 7 mai 2026
Le Directeur exécutif du Comité pour la Justice (CFJ), Ahmed Mefreh, a participé à une réunion de haut niveau d’échange entre pairs, organisée en marge de la session du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires, à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Cette réunion de haut niveau a rassemblé des représentants de mécanismes régionaux et internationaux des droits humains, notamment le Président de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, le Président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, une représentante du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, des membres du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires, ainsi qu’un représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
La réunion a réuni des mécanismes africains et onusiens des droits humains, des représentants de la société civile et des acteurs des droits humains afin d’échanger des expériences et des leçons apprises, et de discuter des moyens de renforcer la coopération et la complémentarité entre les mécanismes internationaux et régionaux, en particulier dans les affaires liées aux disparitions forcées et aux violations graves des droits humains.
Dans son intervention, le Directeur exécutif du CFJ a souligné l’importance de l’échange entre pairs comme espace pratique d’apprentissage, de construction de la confiance et de renforcement de la coordination entre les organisations de la société civile et les mécanismes des droits humains.
M. Mefreh a insisté sur le fait que les victimes, les familles, les communautés affectées et les organisations de la société civile ne doivent pas être considérées uniquement comme des sources d’information, mais comme des partenaires essentiels dans le travail en faveur de la justice, de la protection et de la responsabilité.
Il a également mis en avant l’importance de la Feuille de route d’Addis-Abeba en tant que cadre important pour renforcer la coopération entre les mécanismes des droits humains des Nations Unies et les mécanismes africains des droits humains. Il a souligné que cette coopération ne peut être efficace sans une participation réelle et significative de la société civile, notamment pour transmettre les réalités du terrain aux mécanismes, documenter les violations, identifier les priorités des victimes et assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations et des décisions.
Dans son discours, M. Mefreh a déclaré :
« La société civile peut aider ces mécanismes à mieux comprendre la réalité sur le terrain. Nous pouvons transmettre des cas, des preuves, des témoignages et des préoccupations urgentes liées à la protection. Nous pouvons également contribuer au suivi des recommandations et des décisions, afin qu’elles ne restent pas seulement des mots sur le papier. »
Le Comité pour la Justice a souligné que l’échange entre pairs aide les organisations de la société civile à éviter les doublons, à améliorer la coordination et à partager des outils pratiques en matière de documentation, d’orientation des cas, de protection des victimes et d’engagement avec les mécanismes régionaux et internationaux.
Le CFJ a également rappelé que la société civile joue un rôle central de pont entre les victimes et les mécanismes, entre les réalités locales et l’action internationale, ainsi qu’entre la documentation et la protection effective. Il a aussi souligné que la Feuille de route d’Addis-Abeba ne doit pas rester seulement un cadre formel, mais doit devenir un outil pratique pour soutenir les victimes, renforcer l’accès à la justice et améliorer la coopération entre les mécanismes des Nations Unies et les mécanismes africains.
La participation du Comité pour la Justice à cette réunion s’inscrit dans le cadre de son travail plus large visant à renforcer l’engagement entre la société civile, les procédures spéciales des Nations Unies et les mécanismes africains des droits humains, ainsi qu’à soutenir des réponses plus efficaces, coordonnées et centrées sur les victimes face aux disparitions forcées et aux violations graves des droits humains.



