Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) salue la décision de l’Audience Nationale espagnole (Audiencia Nacional) du 27 janvier 2026, rejetant la demande d’extradition de l’ancien sénateur algérien Abdelkader Djediâ. Le Comité considère cet arrêt comme une victoire pour l’État de droit et une réaffirmation des principes internationaux interdisant l’extradition pour des motifs politiques.
Le Comité souligne que les poursuites contre M. Djediâ découlent directement de l’exercice de son mandat parlementaire. En décembre 2019, lors d’une session officielle au Conseil de la Nation, il avait critiqué la gestion du secteur de l’énergie et les inégalités de développement dans le sud de l’Algérie. Suite à ces critiques, son immunité parlementaire a été levée par la Cour constitutionnelle en octobre 2023. Il a ensuite été condamné à trois ans de prison ferme et à une amende de 500 000 DZD pour des chefs d’accusation vagues, tels que « outrage à corps constitué » et « diffusion de publications de nature à nuire à l’intérêt national ».
CFJ affirme que la décision de la justice espagnole est conforme aux arguments de défense de M. Djediâ et corrobore la décision de l’Union interparlementaire (UIP) d’octobre 2025, qui a validé sa plainte pour violations constitutionnelles. Le Comité réitère que l’instrumentalisation de la coopération judiciaire internationale pour persécuter des opposants politiques en raison de leurs opinions constitue une violation flagrante des normes internationales des droits de l’homme.
Le Comité pour la Justice (CFJ) appelle les autorités espagnoles à maintenir une protection juridique totale pour M. Djediâ, conformément aux engagements internationaux de l’Espagne. Enfin, il exhorte les autorités algériennes à cesser les poursuites transfrontalières contre les voix dissidentes et à respecter l’indépendance et l’immunité liées à la fonction législative.



