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Tunisie : « CFJ » condamne les violations judiciaires et la négligence médicale grave contre l’activiste Sofiene Boukadi et exige sa libération immédiate

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Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) exprime sa profonde inquiétude et sa ferme condamnation face aux graves violations juridiques et humanitaires subies par l’activiste Sofiene Boukadi depuis son arrestation en février 2023. Le Comité souligne que son parcours judiciaire et ses conditions de détention illustrent une volonté manifeste d’instrumentaliser l’appareil d’État pour persécuter les opposants, combinant des condamnations arbitraires et une privation systématique de soins médicaux.

Le Comité note que M. Boukadi a fait l’objet de poursuites à motivation politique, initialement sous de vagues accusations de « complot contre la sûreté de l’État », avant que le décret-loi n° 54 de 2022 ne soit utilisé contre lui pour « diffusion de fausses nouvelles ». Ces procédures ont abouti à une peine injuste de trois ans de prison ferme et à une amende, simplement pour avoir partagé une publication sur les réseaux sociaux. Le CFJ dénonce également une violation flagrante des procédures, marquée par le dépassement de la durée réelle de la peine en raison du non-calcul de la période de détention provisoire prolongée.

Sur le plan humanitaire, Committee for Justice alerte sur la détérioration critique de l’état de santé du détenu, qui a subi des crises cardiaques répétées, une paralysie partielle temporaire et le diagnostic de maladies chroniques. Face à cette urgence, l’administration pénitentiaire s’est rendue coupable d’une négligence médicale grave, le privant de ses médicaments essentiels et interrompant ses soins en violation directe des recommandations médicales. Ces actes s’apparentent à un traitement cruel, inhumain et dégradant.

En conséquence, Committee for Justice (CFJ) exige des autorités tunisiennes :

  1. La libération immédiate pour raisons médicales de l’activiste Sofiene Boukadi et l’annulation de sa condamnation politique.
  2. L’ouverture d’une enquête indépendante sur les conditions de sa détention et la négligence médicale subie, afin de traduire les responsables en justice.
  3. L’arrêt de l’utilisation du décret 54 et des accusations liées à la sûreté de l’État pour criminaliser l’expression pacifique des opinions.

For more information and media requests or inquiries, please get in touch with us (+41229403538 / media@cfjustice.org)

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