Skip to content

Algérie : « Committee for Justice » : La condamnation du rappeur Amin Bougandoura à trois ans de prison est une atteinte grave à la liberté d’expression artistique

Reading Time: Less than 1 minute Minutes

Le Comité pour la Justice (CFJ) condamne fermement le jugement rendu le 30 juillet 2026 par le tribunal de première instance d’Aïn Beïda (wilaya d’Oum El Bouaghi), condamnant le rappeur Amin Bougandoura (Guns) à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt, en raison d’une œuvre musicale critiquant la situation socio-politique et les récentes élections législatives.

Le CFJ souligne que le recours aux procédures de comparution immédiate à la suite de son arrestation et la lourdeur de la peine prononcée constituent des violations flagrantes des garanties d’un procès équitable. Le comité observe avec préoccupation l’instrumentalisation continue du droit pénal pour criminaliser la création artistique et réprimer les expressions critiques au sein de la jeunesse.

Le comité rappelle que la détention d’artistes en raison de leurs œuvres est incompatible avec les engagements internationaux de l’Algérie, notamment l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit la liberté d’expression et de création artistique.

En conséquence, le Comité pour la Justice demande aux autorités algériennes :

  1. La libération immédiate et inconditionnelle du rappeur Amin Bougandoura (Guns) et l’annulation de sa condamnation.
  2. De cesser l’utilisation de la justice pénale et des procédures d’urgence pour poursuivre les artistes en raison de l’exercice pacifique de leur liberté d’expression.
  3. De se conformer aux normes internationales garantissant la liberté de la création culturelle et la protection des artistes contre toute forme de représailles.

For more information and media requests or inquiries, please get in touch with us (+41229403538 / media@cfjustice.org)

Latest News

Subscribe to our Newsletter!

Be the first to get our latest Publication