Le Comité pour la Justice (Committee for Justice) exprime sa vive préoccupation suite à l’exécution, le 16 mars 2026, d’une décision administrative ordonnant la fermeture et la mise sous scellés du siège de l’association SOS Disparus à Alger. Cette mesure prive les familles de disparus d’un espace essentiel dédié à la documentation et à l’accompagnement juridique des victimes.
Le CFJ considère que cette décision s’inscrit dans une série de restrictions visant la liberté d’association et le travail de la société civile indépendante en Algérie, en contradiction avec les articles 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le Comité rappelle que le dossier des disparitions forcées est régi par des obligations internationales, notamment la « Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ».
Le Comité appelle les autorités algériennes à réviser cette décision administrative, à garantir le libre exercice des activités associatives et à protéger le droit des familles à la vérité et à la justice conformément aux normes juridiques en vigueur.



