Le Comité pour la Justice (CFJ) appuie les préoccupations exprimées par les experts des Nations Unies le 28 avril 2026, concernant l’acharnement judiciaire contre le poète du Hirak, Mohamed Tadjadit. Le comité s’alarme de la requalification des charges à son encontre, qui pourraient désormais entraîner la peine capitale.
Le CFJ considère que ce nouveau procès, prévu pour le 30 avril sur la base de faits déjà jugés en 2022, constitue une violation flagrante du principe non bis in idem (nul ne peut être poursuivi deux fois pour les mêmes faits). L’utilisation d’articles criminels tels que l’article 77 du Code pénal illustre une volonté d’intimidation extrême contre la liberté d’expression.
Le comité rappelle que le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a déjà qualifié la détention de M. Tadjadit d’arbitraire en 2022. Le CFJ appelle les autorités algériennes à abandonner immédiatement toutes les poursuites, à annuler le procès prévu et à se conformer aux normes internationales relatives au droit à la vie et au procès équitable.



