Nouakchott – Genève (4 octobre 2026) : Le Committee for Justice (CFJ) exprime sa vive préoccupation et sa ferme condamnation suite aux récentes mesures administratives arbitraires prises par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de Mauritanie, ayant entraîné l’exclusion de plus de 3 000 étudiants de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion ainsi que d’autres établissements universitaires, sans transparence ni critères académiques préalablement établis.
Le Comité souligne que la privation soudaine et massive de milliers d’étudiants de leur droit de poursuivre leur cursus universitaire, sans justification légale adéquate ni accès à des voies de recours administratives équitables, constitue une violation flagrante du principe d’égalité des chances et un recul inquiétant dans l’accès à l’enseignement supérieur. Le CFJ exprime son entière solidarité avec les revendications légitimes des étudiants et leur droit à la protestation pacifique pour défendre leur avenir académique.
Le CFJ rappelle aux autorités mauritaniennes que cette décision viole ouvertement les articles 10 et 13 de la Constitution mauritanienne, qui protègent les libertés individuelles et luttent contre l’arbitraire. Elle est également contraire à l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui impose de rendre l’enseignement supérieur également accessible à tous, ainsi qu’à l’article 17 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples garantissant le droit à l’éducation.
En conséquence, le Committee for Justice (CFJ) exige des autorités mauritaniennes :
- La révision urgente et équitable des décisions d’exclusion, et la réintégration immédiate des étudiants lésés afin de leur permettre de poursuivre leurs études avant le début de la nouvelle année universitaire.
- Le respect des principes de transparence et de prévisibilité des critères académiques, en garantissant des délais raisonnables et des voies de recours effectives.
- Le respect du droit de réunion et de manifestation pacifique des syndicats étudiants, ainsi que la protection des étudiants contre toute répression ou harcèlement administratif.



