Tunisie : Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) exprime sa profonde inquiétude face à la détérioration critique de l’état de santé de l’activiste des droits humains et membre du comité de gestion de la Flottille de la Résilience, Waël Nawar, en grève de la faim illimitée à la prison de Mornaguia pour protester contre sa détention et les poursuites visant les défenseurs de la cause palestinienne. Le CFJ souligne que le refus des autorités de répondre aux revendications légitimes des détenus et la négligence médicale dans des conditions de détention surpeuplées constituent une menace directe pour le droit à la vie.
Détails du harcèlement et des violations : Selon les informations documentées, Waël Nawar mène cette grève de la faim aux côtés d’autres militants détenus dans la même affaire, notamment Ghassan El Boughdiri, Ghassan El Henchiri et Nabil Chennoufi. Ils souffrent de complications de santé graves et de déni de soins adéquats à la prison de Mornaguia. Ces poursuites judiciaires et peines d’emprisonnement iniques s’inscrivent dans le cadre d’une escalade visant à criminaliser l’action civile et la solidarité pacifique.
Qualification juridique : Le Comité pour la Justice (CFJ) rappelle que la négligence face aux grévistes de la faim engage la responsabilité juridique directe de l’État :
- Droit interne : Ces pratiques enfreignent les articles 24, 25 (droit à la vie et intégrité physique) et 38 (droit à la santé) de la Constitution de 2022.
- Normes internationales : L’absence de soins contrevient aux articles 6 et 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi qu’aux règles 24, 27 et 46 des Règles Nelson Mandela, qui imposent un suivi médical quotidien et indépendant pour les détenus en grève de la faim.
En conséquence, le Comité pour la Justice (CFJ) exige des autorités tunisiennes :
- Une intervention médicale urgente pour transférer l’activiste Waël Nawar et ses camarades vers un établissement hospitalier afin de recevoir les soins nécessaires.
- La libération immédiate et inconditionnelle de Waël Nawar et de tous les militants de la Flottille de la Résilience, ainsi que l’arrêt des poursuites visant le militantisme pacifique.
- L’ouverture d’une enquête indépendante sur les conditions de détention et la négligence médicale à la prison de Mornaguia.
- Le respect des libertés fondamentales et l’arrêt de l’instrumentalisation de la justice contre les défenseurs des droits humains.



