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Mauritanie : Le « Committee for Justice » se félicite de la libération de l’activiste Meymouna Sleimane et rappelle que la grâce présidentielle ne saurait remplacer une réforme judiciaire globale

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Nouakchott – Genève (3 octobre 2026) : Le Committee for Justice (CFJ) prend acte avec soulagement de la libération de la défenseure des droits humains et militante du mouvement IRA, Meymouna Mint Ahmed Sleimane (dite « Warda »), à la suite d’une grâce présidentielle ayant annulé le reliquat de sa peine privative de liberté ainsi que les amendes et frais de justice, quelques jours seulement après la confirmation en appel de sa condamnation à 5 ans de prison (dont 3 ans fermes) en raison de ses prises de position sur les réseaux sociaux.

Le CFJ déplore toutefois la qualification par la présidence de cette affaire en délit de « droit commun ». Le Comité souligne que l’assimilation de l’expression numérique et des appels à des rassemblements pacifiques à des infractions pénales de droit commun constitue une atteinte grave aux principes des droits de l’homme. Le CFJ rappelle que le recours aux grâces présidentielles pour élargir des militants — bien que positif sur le plan humain — ne traite que les symptômes sans résoudre le problème de fond, laissant l’appareil judiciaire et législatif en mesure de continuer à pénaliser la dissidence.

Le CFJ rappelle aux autorités mauritaniennes que la garantie des libertés fondamentales repose sur le respect strict de l’article 10 de la Constitution mauritanienne et de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui protègent la liberté d’expression et de réunion. De plus, la protection des militants doit être assurée conformément aux dispositions de la Déclaration de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’homme.

En conséquence, le Committee for Justice (CFJ) exige des autorités mauritaniennes :

  1. La réhabilitation juridique et morale complète de Meymouna Mint Ahmed Sleimane (« Warda »), et l’arrêt de la stigmatisation des affaires d’opinion sous le couvert du « droit commun ».
  2. La réforme du Code pénal et des lois sur la cybercriminalité, afin d’éliminer les dispositions vagues utilisées pour criminaliser la liberté d’expression et le militantisme pacifique.
  3. La révision des dossiers de l’ensemble des déténus d’opinion et des militants poursuivis pour leurs activités pacifiques, notamment les dirigeants de l’IRA et les acteurs politiques.
  4. L’instauration d’un environnement juridique sûr permettant aux citoyens et aux défenseurs des droits humains d’exercer leurs droits constitutionnels sans craindre de poursuites ou de détentions arbitraires.

For more information and media requests or inquiries, please get in touch with us (+41229403538 / media@cfjustice.org)

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