Le Comité pour la Justice (Committee for Justice) exprime sa profonde déception suite à la décision de la chambre d’accusation de la cour d’Alger, rendue le 22 février, de rejeter la demande de mise de liberté provisoire du journaliste et poète Abdelali Mezghiche, confirmant ainsi son placement en détention provisoire à la prison de Koléa.
Le CFJ considère que l’insistance à maintenir M. Mezghiche en détention, malgré les garanties présentées par sa défense, transforme la « détention provisoire » en une sanction préventive contre les journalistes. Le Comité souligne que les charges retenues, notamment « diffusion de publications portant atteinte à l’intérêt national », s’inscrivent strictement dans le cadre de l’exercice de sa profession de journaliste, protégé par la Constitution.
Le Comité appelle les autorités judiciaires algériennes à réviser cette décision, à respecter la présomption d’innocence et à libérer immédiatement Abdelali Mezghiche, afin de mettre fin à ce qui s’apparente à un harcèlement judiciaire contre les voix médiatiques indépendantes.



