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Tunisia : Le CFJ condamne un crime de torture à Sfax et dénonce la complicité des institutions sanitaire et judiciaire dans la dissimulation des preuves

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Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) exprime son choc et sa vive dénonciation face à la détention arbitraire et à l’agression brutale, s’apparentant à un crime de torture flagrant, subies par le citoyen Hassan Dabbachi à Sfax le 22 février 2026 aux mains des agents du poste de police de « Hai El Bahri ». Le Comité considère que le recours à une violence extrême dans les locaux de sécurité, l’aspersion d’eau et les violences physiques délibérées constituent une violation flagrante de l’intégrité physique et des normes internationales.

Le Comité attire l’attention sur un tournant dangereux : la « militarisation » du service de santé ; le refus de l’hôpital universitaire « Habib Bourguiba » de permettre à Hassan Dabbachi un examen médico-légal indépendant sans réquisition de l’agresseur lui-même constitue une complicité institutionnelle visant à effacer les traces du crime. De plus, le Comité dénonce la procrastination délibérée du parquet, qui retarde les constatations médicales, un délai manifestement destiné à laisser s’estomper les preuves physiques de torture avant tout constat légal.

Le Comité pour la Justice (CFJ) affirme que la transformation des hôpitaux publics et du ministère public en boucliers pour les tortionnaires sape les fondements de l’État de droit. Le Comité exige l’ouverture d’une enquête immédiate et appelle les autorités de sécurité à cesser toute forme de harcèlement ou de pression sur Hassan Dabbachi et sa famille. L’impunité sous couvert de « procédures administratives » est une participation active au crime.

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