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Le « Committee for Justice » condamne la répression policière des manifestations étudiantes en Mauritanie et exige l’arrêt des violences contre les manifestants pacifiques

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Nouakchott – Genève (2 mars 2026) : Le Committee for Justice (CFJ) exprime sa ferme condamnation du recours à la force excessive par la police mauritanienne pour disperser un sit-in pacifique organisé par l’Union Générale des Étudiants Mauritaniens (UGEM), ce lundi matin devant le ministère de l’Enseignement Supérieur à Nouakchott. Lors de cette intervention, les étudiants manifestants ont été la cible d’agressions physiques injustifiées alors qu’ils exprimaient des revendications légitimes.

Cette répression exercée contre des étudiants réclamant le paiement de leurs bourses ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie et de logement marque un recul dangereux pour les libertés publiques en Mauritanie. Elle constitue une violation flagrante des conventions internationales garantissant le droit de rassemblement pacifique et la liberté d’expression. Le Comité estime que la tentative de briser ces protestations par la force, parallèlement à la saisie du matériel de documentation, témoigne d’une volonté manifeste des services de sécurité d’occulter la réalité et d’empêcher toute surveillance humaine des violations commises sur le terrain.

Le Comité tient le ministère de l’Enseignement Supérieur pour responsable de la dégradation de la situation en raison de sa politique de mépris des droits estudiantins et de ses promesses non tenues. Les solutions sécuritaires répressives ne feront qu’aggraver la crise du secteur éducatif et accroître les tensions au sein de la jeunesse. Garantir la dignité des étudiants et protéger leur droit de manifester pacifiquement est le pilier de toute véritable réforme et représente un engagement que l’État mauritanien se doit de respecter devant la communauté internationale.

En conséquence, le Committee for Justice (CFJ) exige des autorités mauritaniennes l’arrêt immédiat de toutes les formes de répression systématique contre les mouvements étudiants, le respect de l’intégrité des manifestations pacifiques, et l’ouverture d’une enquête indépendante sur les agressions physiques subies par les étudiants afin de traduire en justice les responsables de l’usage excessif de la force, tout en insistant sur la nécessité de satisfaire de toute urgence les revendications relatives aux bourses et au logement pour assurer la stabilité du secteur académique et protéger les droits des apprenants.

For more information and media requests or inquiries, please get in touch with us (+41229403538 / media@cfjustice.org)

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