Le Comité pour la Justice (Committee for Justice) exprime son choc et sa ferme condamnation suite au verdict de la Cour d’appel d’Annaba, qui a aggravé la peine du journaliste Mustapha Bendjama, transformant son sursis en une peine d’un an de prison ferme, assortie d’une amende et d’une indemnisation au profit du Trésor Public.
Le CFJ souligne que l’audience du 25 février 2026 a été marquée par des violations flagrantes des garanties d’un procès équitable : limitation drastique du temps de parole (2 à 3 minutes), interruptions répétées de la défense, et suspension de l’audience pour traiter d’autres affaires en cours de procédure. Ces pratiques violent le principe de continuité des débats et le droit à une défense effective.
Le Comité soutient la démarche de M. Bendjama dans ses recours administratifs et appelle le Conseil Supérieur de la Magistrature à enquêter sur ces manquements procéduraux. Nous réitérons notre appel à l’annulation immédiate de ce verdict et à la fin du harcèlement judiciaire contre Mustapha Bendjama.



