Banjul, 17 février 2026
Le Committee for Justice (CFJ) exprime sa profonde préoccupation face aux événements du 10 février 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop au Sénégal, où des affrontements entre étudiants et forces de police auraient entraîné de graves blessures et au moins un décès.
Les étudiants manifestaient pour des préoccupations financières et institutionnelles lorsque les forces de sécurité sont intervenues. Des informations suggèrent un recours à la force qui pourrait avoir été excessif et disproportionné.
Le droit de réunion pacifique est protégé par l’Article 11 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et l’Article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les responsables de l’application des lois doivent se conformer aux Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force et à l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, en veillant à ce que la force ne soit utilisée que lorsque cela est strictement nécessaire et de manière proportionnée.
Le CFJ souligne que la criminalisation des manifestations étudiantes compromet la participation démocratique et menace l’engagement des jeunes dans la vie civique.
Le CFJ appelle :
- Les autorités sénégalaises à mener une enquête indépendante sur les événements du 10 février ;
- Les autorités à garantir l’établissement des responsabilités là où un usage excessif de la force est établi ;
- Les organismes chargés de l’application des lois à adopter des pratiques de gestion des foules conformes aux normes internationales des droits de l’homme ;
- Le gouvernement à engager un dialogue constructif avec les représentants étudiants.
- La protection du droit des jeunes à exprimer pacifiquement leurs griefs est essentielle
à la gouvernance démocratique et à la stabilité sociale.
Fin



