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CFJ condamne la condamnation à 10 ans de prison du syndicaliste Ali Mammeri et dénonce une escalade contre les libertés syndicales

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Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) exprime sa profonde indignation suite au verdict définitif rendu par la justice algérienne le 1er février 2026, condamnant Ali Mammeri, leader syndical au sein de la Confédération syndicale des forces productives (COSYFOP), à dix ans de prison ferme. Le Comité considère cette condamnation extrêmement lourde comme l’aboutissement d’une procédure judiciaire dépourvue des garanties minimales d’un procès équitable, marquant un recul sans précédent pour le syndicalisme indépendant en Algérie.

Le Comité souligne que la condamnation de M. Mammeri s’est appuyée essentiellement sur les procès-verbaux de la police judiciaire, tout en ignorant systématiquement les allégations de torture et de mauvais traitements formulées par l’accusé durant l’instruction. CFJ réaffirme que le refus des autorités d’ouvrir une enquête indépendante sur ces faits constitue une violation flagrante de la Convention contre la torture, ratifiée par l’Algérie, et vide de sens les engagements constitutionnels nationaux.

Ce verdict intervient malgré une forte réprobation internationale. Plusieurs Rapporteurs spéciaux de l’ONU à Genève avaient adressé des communications officielles au gouvernement algérien pour demander des clarifications sur les violations entourant ce dossier. Le Comité estime que l’acharnement des autorités à maintenir cette peine dissuasive, au mépris des appels de l’OIT et des organisations internationales, témoigne d’un mépris envers les mécanismes de protection internationaux et d’une volonté de criminaliser l’activité syndicale pacifique sous couvert de charges sécuritaires.

Le Comité pour la Justice (CFJ) exige des autorités algériennes la libération immédiate et inconditionnelle d’Ali Mammeri et l’annulation de toutes les charges liées exclusivement à l’exercice de ses droits syndicaux. Le Comité appelle l’Organisation internationale du Travail (OIT) et les mécanismes onusiens compétents à prendre des mesures fermes face à cette politique de répression, afin de garantir le respect des conventions 87 et 98 relatives à la liberté syndicale.

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