Le Comité pour la Justice (CFJ) exprime sa vive inquiétude suite à la décision de la chambre d’accusation de la Cour de Blida, rendue le 6 mai 2026, de renvoyer le dossier de l’enseignant-chercheur en histoire ancienne, Tahar Ouhachi, devant la juridiction criminelle. Le comité considère cette démarche comme une tentative d’instrumentaliser la justice pour criminaliser la pensée académique.
Le CFJ souligne que les accusations portées contre M. Ouhachi, notamment l’apologie d’actes terroristes via les technologies de l’information (articles 87 bis 4 et 87 bis 12 du Code pénal), reposent sur des dispositions législatives aux définitions vagues. L’application de telles charges à un chercheur universitaire pour ses opinions ou écrits constitue une atteinte grave à la liberté d’expression et de recherche scientifique.
Le comité appelle les autorités algériennes à la libération immédiate et inconditionnelle de Tahar Ouhachi et demande l’abandon des poursuites criminelles à son encontre, afin de se conformer aux engagements internationaux de l’Algérie en matière de protection des libertés académiques et des droits de l’homme.