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Tunisie : « CFJ » exige la garantie d’un environnement de travail sécurisé pour le personnel soignant et des poursuites suite à l’agression d’un infirmier à Ouled Haffouz

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Tunisie : Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) a documenté une violente agression physique contre un infirmier en chef à l’hôpital local d’Ouled Haffouz, commise pendant l’exercice de ses fonctions et lui ayant causé de graves blessures à la tête. Le CFJ confirme que cet incident met en lumière l’absence intolérable de normes de sécurité et de protection du personnel médical et paramédical au sein des établissements de santé publics en Tunisie.

Détails de l’agression et manquement à la sécurité : Les faits documentés indiquent que la victime, Firas Harabi, infirmier en chef à l’hôpital local d’Ouled Haffouz, a été violemment agressé le 30 août sur son lieu de travail alors qu’il dispensait des soins. L’attaque lui a provoqué de graves traumatismes crâniens.

Le Comité pour la Justice (CFJ) souligne que la récurrence de ces actes de violence contre les infirmiers et les médecins transforme ces faits en un problème structurel majeur. Le personnel de santé en première ligne se trouve ainsi exposé à des menaces directes contre son intégrité physique et psychologique au sein d’espaces sanitaires qui devraient être rigoureusement sécurisés.

Qualification et fondement juridique des violations : Le Comité pour la Justice (CFJ) rappelle que la protection des professionnels de santé n’est ni un privilège ni une revendication corporatiste, mais une obligation légale et morale incombant aux autorités de tutelle :

  • Constitution et droit national : Le défaut de protection du personnel contrevient à l’article 25 de la Constitution de 2022 (droit à l’intégrité physique) et à l’article 46, qui impose à l’État de garantir des conditions de travail dignes et sûres à tous les travailleurs et agents publics.
  • Normes internationales : L’absence de mesures de sécurité adéquates dans le secteur de la santé viole les articles 6 et 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’article 7 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (droit à des conditions de travail sûres et salubres), ainsi que les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) relatives à la santé et à la sécurité des travailleurs (notamment la Convention n° 155).

En conséquence, Committee for Justice (CFJ) exige des autorités tunisiennes et du ministère de la Santé :

  1. L’ouverture d’une enquête urgente et impartiale sur l’agression subie par l’infirmier Firas Harabi, afin d’identifier et de poursuivre judiciairement les auteurs.
  2. La prise de responsabilité directe par le ministère de la Santé pour déployer des mesures de sécurité effectives et permanentes au sein des structures hospitalières afin de protéger le personnel médical et infirmier.
  3. Mettre en place des protocoles nationaux de prévention de la violence en milieu hospitalier et assurer une prise en charge médicale, psychologique et juridique aux agents victimes d’agressions.

For more information and media requests or inquiries, please get in touch with us (+41229403538 / media@cfjustice.org)

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