Le Comité pour la Justice (CFJ) dénonce le jugement rendu le 28 juillet 2026 par le tribunal d’Amizour (wilaya de Béjaïa), condamnant l’activiste Omar Aït Larbi à six mois de prison ferme, assortis d’une amende et d’un mandat de dépôt, en raison de publications sur les réseaux sociaux.
Le CFJ souligne que le placement en détention d’un citoyen pour avoir exprimé son opinion à travers des écrits en ligne constitue une atteinte directe à la liberté d’expression. Le comité observe avec préoccupation l’usage répété de poursuites judiciaires pour sanctionner les prises de position diffusées sur les plateformes numériques.
Le comité rappelle que la pénalisation de l’expression pacifique en ligne est incompatible avec les engagements internationaux de l’Algérie, notamment l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi qu’avec les garanties constitutionnelles protégeant le droit d’opinion.
En conséquence, le Comité pour la Justice demande aux autorités algériennes :
- La libération immédiate et inconditionnelle de l’activiste Omar Aït Larbi et l’annulation de sa condamnation.
- De cesser les poursuites à l’encontre des citoyens et des activistes en raison de leurs écrits et opinions exprimés sur les réseaux sociaux.
- De se conformer aux normes internationales et constitutionnelles garantissant la liberté d’expression numérique et interdisant toute restriction arbitraire de ce droit.