Le Comité pour la Justice (CFJ) dénonce la décision rendue le 16 juillet 2026 par le tribunal criminel de première instance, condamnant l’activiste Afif Bouatou à trois ans de prison (dont un an avec sursis) et à une amende, en raison de publications sur Facebook.
Le CFJ souligne que le maintien en détention provisoire de M. Bouatou depuis février 2026 au centre pénitentiaire de Mostaganem, suivi de son renvoi devant une juridiction criminelle pour de simples écrits en ligne, constitue un usage disproportionné de la justice pénale contre l’expression pacifique. Le comité observe que les poursuites répétées ciblant M. Bouatou illustrent un harcèlement continu à l’encontre des acteurs civiques.
Le comité rappelle que la pénalisation de l’expression d’opinion sur les plateformes numériques est incompatible avec l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les garanties constitutionnelles garantissant la liberté d’expression.
En conséquence, le Comité pour la Justice demande aux autorités algériennes :
- La libération immédiate et inconditionnelle de l’activiste Afif Bouatou et l’annulation de sa condamnation.
- De cesser les poursuites contre les activistes et les défenseurs des droits humains, et d’arrêter le recours à la détention provisoire comme mesure de rétorsion.
- De se conformer aux normes internationales garantissant la liberté d’expression et la protection des activistes contre les poursuites arbitraires.