Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) exprime sa profonde inquiétude face au maintien en détention du journaliste Mourad Zghidi, un mois après la sentence inique le condamnant à trois ans et six mois de prison. Le Comité considère que le maintien de M. Zghidi derrière les barreaux, sur la base d’accusations financières et fiscales soulevées de manière punitive, représente un maillon persistant d’une stratégie visant à saper la liberté de la presse et à museler les voix critiques en Tunisie.
Le Comité souligne que le processus judiciaire subi par Zghidi a révélé un schéma alarmant de ciblage personnel, où les lois d’exception et les délits financiers sont instrumentalisés pour prolonger son absence de la scène médiatique, en dépit des rapports d’analyses financières confirmant l’intégrité de ses transactions. L’insistance sur la poursuite de la peine privative de liberté, malgré la régularisation de sa situation fiscale, reflète une absence de volonté de respecter les garanties d’un procès équitable et l’indépendance de la justice face aux pressions politiques.
Le Comité pour la Justice (CFJ), face à la pérennité de ces violations, réitère sa demande de révision de toutes les condamnations répressives visant les journalistes et militants, et appelle à l’arrêt de l’intimidation des défenseurs des droits de l’homme par voie judiciaire. Le Comité insiste sur le fait que la restauration du processus démocratique exige impérativement la libération de tous les prisonniers d’opinion et la protection du travail journalistique contre toute forme de pression ou d’instrumentalisation politique des chefs d’accusation criminels.