Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) observe avec une vive préoccupation la vague de protestations et de grèves générales touchant des secteurs vitaux en Tunisie (Éducation, Santé, Transport). Ces mouvements sont le résultat direct d’une politique de « dilatation » et de mépris des engagements conventionnels par les autorités. Le Comité considère que l’obstination du gouvernement à ignorer les résultats du dialogue social constitue une violation grave des droits économiques et sociaux garantis par la Constitution tunisienne et les conventions internationales.
Le Comité souligne les violations suivantes :
- Secteur du Transport : Le Comité dénonce le non-respect par le ministère du Transport des accords concernant le transport public non régulier, poussant à une grève générale le 27 avril 2026.
- Enseignement Secondaire : Le Comité condamne la fermeture du dialogue par le ministère de l’Éducation et le recours aux retenues sur salaires comme mesure punitive contre les grévistes du 7 avril 2026, ce qui entrave le droit syndical.
- Secteur de la Santé : Le Comité est alarmé par la persistance de l’emploi précaire pour 764 agents contractuels, privés de titularisation malgré les dispositions de la loi de finances 2026.
Le Comité pour la Justice (CFJ) appelle les autorités tunisiennes à activer immédiatement tous les accords sectoriels et à mettre fin à l’emploi précaire. Le Comité réaffirme que la stabilité de la Tunisie dépend du respect des droits sociaux et non de la répression des mouvements revendicatifs.