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Mauritanie : Le « Committee for Justice » condamne l’agression de la détenue Warda Ahmed Slimane et exige que les responsables de l’atteinte à son intégrité physique répondent de leurs actes

Nouakchott – Genève (10 mai 2026) : Le Committee for Justice (CFJ) exprime sa vive préoccupation face aux informations faisant état d’une agression physique subie par l’activiste et journaliste détenue, Warda Ahmed Slimane, au sein de la prison des femmes de Nouakchott le 28 avril dernier. Le Comité considère que l’usage de la force contre une détenue d’opinion enceinte, ayant entraîné une fracture du fémur selon les rapports médicaux, constitue une violation grave des obligations internationales de la Mauritanie au titre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Le Comité souligne que cet incident est survenu après que la détenue a réclamé son droit à des soins médicaux, un droit fondamental garanti par les « Règles Nelson Mandela ». Le maintien de la détenue menottée dans l’établissement de santé malgré sa fracture et son état de santé critique est une mesure contraire aux normes internationales des droits de l’homme et dépasse les exigences de sécurité, engageant la responsabilité juridique directe de l’administration pénitentiaire et des forces de la Garde nationale.

En conséquence, le Committee for Justice (CFJ) demande aux autorités mauritaniennes :

  1. La libération immédiate pour raisons de santé de l’activiste Warda Ahmed Slimane afin de lui garantir des soins spécialisés et de protéger son intégrité physique ainsi que celle de son enfant.
  2. L’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante pour établir les circonstances de l’agression et déterminer les responsabilités pénales et administratives des officiers et agents impliqués.
  3. De garantir un accès sans restriction aux soins de santé pour tous les détenus et de cesser l’usage des menottes dans les hôpitaux pour les cas médicaux urgents.
  4. De permettre au Mécanisme National de Prévention de la torture (MNP) d’effectuer une visite immédiate pour évaluer les conditions de détention à la prison des femmes et publier un rapport transparent sur l’incident.