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Mauritanie : Le « Committee for Justice » condamne la répression systématique des manifestations pacifiques et exige l’arrêt du ciblage des opposants et des activistes

القضاء في موريتانيا

Nouakchott – Genève (7 mai 2026) : Le Committee for Justice (CFJ) exprime sa ferme condamnation de la vague de répression croissante menée par les forces de sécurité mauritaniennes contre les manifestations pacifiques, dont les plus récentes ont visé les marches du mouvement « IRA » et du parti « Tahaddi » à Nouakchott et Nouadhibou en avril dernier. Le Comité estime que le recours à la force excessive pour disperser des manifestants pacifiques protestant contre la cherté de la vie et la hausse des prix des carburants et des denrées de base constitue une violation flagrante du droit de réunion pacifique, et marque un recul dangereux des libertés publiques dans le pays.

Le Comité attire l’attention sur le fait que les arrestations massives de militants, parallèlement au maintien en détention arbitraire de l’activiste Warda Ahmed Slimane depuis plus de deux mois malgré la détérioration de son état de santé, ainsi que l’arrestation d’universitaires pour de simples publications numériques, instaurent un climat d’intimidation. L’usage extensif de la « Loi sur les Symboles » et d’autres législations d’exception pour poursuivre les voix critiques transforme l’outil juridique en un moyen de répression politique au lieu de protéger la paix civile.

Le CFJ affirme qu’il incombe aux autorités mauritaniennes de protéger les manifestants et de garantir leur droit d’exprimer leurs souffrances économiques, et non de les affronter par la violence. Le Comité souligne que l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens ne doit pas s’accompagner d’une érosion de l’espace des libertés publiques.

En conséquence, le Committee for Justice (CFJ) exige des autorités mauritaniennes :

  1. La libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus arrêtés lors des manifestations, avec à leur tête l’activiste Warda Ahmed Slimane, et l’abandon des charges liées à la liberté d’expression.
  2. L’ouverture d’une enquête indépendante et sérieuse sur les agressions physiques subies par les manifestants et la mise en cause des responsables de l’usage excessif de la force.
  3. L’arrêt de l’utilisation des lois d’exception, notamment la « Loi sur les Symboles », comme instrument de règlement de comptes politiques pour faire taire l’opposition et les activistes.
  4. Le respect des engagements internationaux et régionaux de la Mauritanie, en particulier la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui garantit le droit de réunion pacifique et la liberté d’opinion et d’expression.