Nouakchott – Genève (3 mars 2026) : Le Committee for Justice (CFJ) dénonce avec fermeté l’incarcération de l’activiste des droits de l’homme et membre de l’IRA, Warda Ahmed Slimane. Le Comité considère que son placement en détention sur la base de plaintes calomnieuses et l’implication de la justice antiterroriste dans des affaires d’opinion constituent un ciblage systématique des voix civiles en Mauritanie. L’arrestation soudaine de l’activiste et les accusations vagues d’atteinte à la « sûreté de l’État » liées à son engagement social reflètent une approche policière visant à imposer le silence par l’intimidation ; de plus, son refus de se soumettre à une enquête dépourvue de garanties de confrontation confirme que cette procédure vise à briser la volonté des militants et à régler des comptes avec le mouvement IRA. Le CFJ réaffirme que le travail de Warda Slimane en faveur des droits des femmes est protégé par la Constitution mauritanienne et la Déclaration internationale sur les défenseurs des droits de l’homme, et ne peut en aucun cas être qualifié de crime contre l’État.
En conséquence, le Committee for Justice (CFJ) exige des autorités mauritaniennes la libération immédiate et inconditionnelle de l’activiste Warda Ahmed Slimane et l’abandon de toutes les charges abusives, l’arrêt du harcèlement sécuritaire contre les militants en raison de leur appartenance associative, la garantie de l’indépendance de la justice pour empêcher son utilisation à des fins politiques, ainsi que l’ouverture d’une enquête indépendante sur les circonstances de cette arrestation et la conformité du transfert du dossier au parquet antiterroriste.