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CFJ : Les condamnations contre des cadres politiques en Algérie consacrent la criminalisation de l’action pacifique et la restriction des libertés

algeria law

Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) exprime sa vive indignation suite aux verdicts rendus ce dimanche 8 février 2026 par la Cour criminelle d’appel d’Alger à l’encontre d’un groupe de cadres politiques. Le Comité considère que ces condamnations, allant de deux à trois ans de prison ferme, couronnent une procédure judiciaire visant exclusivement à réprimer la liberté d’expression et l’activité politique pacifique.

Le monitoring juridique de CFJ souligne que ces détenus ont passé près de 28 mois en détention provisoire depuis leur arrestation en octobre 2023, suite à la publication d’un « communiqué politique » réclamant la levée des restrictions sur le travail médiatique, l’ouverture d’un dialogue national et la libération des prisonniers d’opinion. Le Comité affirme que la qualification d’un tel acte politique comme crime constitue une violation flagrante du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (articles 19 et 25).

Parmi les condamnés figurent des personnalités politiques telles que Ali Benhadjar (3 ans ferme) ainsi que : Ahmed Zaoui, Mahfoud Rahmani, Badreddine Gherfa, Youcef Boubras, Nosreddine Turkmane, Mabrouk Saadi, Mekki Si Belhocine, Hachmaoui Benyamina, Kamel Kanoun, Marzouk Khenchali, Kaddour Boutchiche, Chamseddine Berhal, Mohamed Chahid, Mohamed Benaissa, Mokhtar Derai et Mouloud Hamzi (2 ans ferme).

Le Comité pour la Justice (CFJ) soutient que ces verdicts visent à verrouiller davantage l’espace politique et à dissuader toute force appelant à un changement pacifique. Le Comité exige l’annulation de ces peines iniques et la libération immédiate de tous les détenus politiques. Enfin, CFJ appelle les mécanismes de l’ONU à Genève à intervenir auprès du gouvernement algérien pour cesser l’instrumentalisation de la justice pénale comme outil de répression politique.