Le Comité pour la Justice (Committee for Justice – CFJ) suit avec une profonde préoccupation la persistance des lenteurs judiciaires dans l’affaire de l’avocat et défenseur des droits de l’homme, Me Soufiane Ouali, ainsi que de ses co-accusés en Algérie. Le Comité a été officiellement informé du report de leur procès criminel à la session prévue entre mars et juin 2026, devant le tribunal criminel de Dar El Beïda (Alger).
CFJ considère que ce report réitéré n’est pas une simple mesure administrative, mais s’inscrit dans une procédure marquée, dès son origine, par de graves violations des garanties du procès équitable. Le Comité souligne que l’usage alarmant de la législation antiterroriste contre un avocat engagé dans la défense des prisonniers d’opinion et des droits humains constitue un précédent dangereux visant à intimider la défense et à saper l’indépendance du barreau.
Le Comité rappelle que Me Ouali a été arrêté dans des circonstances opaques, privé initialement de tout contact avec sa famille et ses avocats, ce qui place l’ensemble de la procédure sous le sceau d’un ciblage politique déguisé. En conséquence, le Comité pour la Justice (CFJ) appelle les autorités algériennes à cesser d’utiliser la détention prolongée et les procès à répétition comme outils de répression, et exige la libération immédiate de toutes les personnes poursuivies pour leurs activités pacifiques en faveur des droits de l’homme.