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Gambie : la CFJ et WAVE soumettent une contribution conjointe au Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forces

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La CFJ et WAVE soumettent une contribution conjointe au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées sur la mémorialisation en Gambie

Le Committee for Justice (CFJ) et la Women’s Association for Women and Victims’ Empowerment (WAVE-Gambia) ont soumis une contribution conjointe au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (WGEID), en réponse à son appel à contributions sur le thème « Disparitions forcées et mémorialisation ». Cette contribution met en évidence la manière dont la mémorialisation portée par les victimes et leurs familles, en Gambie, constitue un pilier concret des droits à la vérité, à la justice, à la réparation et aux garanties de non-répétition, en particulier dans un contexte de justice transitionnelle marqué par des affaires emblématiques et des dimensions transfrontalières.

La contribution conjointe documente des pratiques de mémorialisation menées par les familles de victimes et par des acteurs de la société civile, y compris des initiatives communautaires de commémoration, ainsi que le besoin de commémorations transfrontalières lorsque les victimes et leurs familles sont dispersées dans la région ou au sein de la diaspora. Elle identifie également des difficultés persistantes qui compromettent une mémorialisation sûre et significative : accès restreint à certains sites, retards dans le suivi officiel et les mesures de reconnaissance, risques de stigmatisation et d’intimidation visant les familles et les organisateurs, et ressources limitées — notamment pour l’accompagnement psychosocial et une participation sécurisée.

La contribution formule des recommandations pratiques à l’intention des autorités nationales ainsi qu’à l’intention des mécanismes internationaux et régionaux. Parmi celles-ci figurent : garantir l’absence d’entraves et la facilitation proactive des initiatives de mémorialisation ; assurer un accès sûr et en temps utile aux sites, archives et informations pertinents ; intégrer des mesures de mémorialisation dans les politiques de réparation et le suivi de la justice transitionnelle ; proposer un soutien psychosocial tenant compte des traumatismes et des modalités de participation sécurisées ; et renforcer la coopération transfrontalière lorsque les victimes et leurs familles sont concernées dans plusieurs États.

Elle propose en outre des mesures concrètes permettant aux mécanismes des Nations Unies et aux instances régionales de protéger les pratiques commémoratives, notamment par des communications rapides et un suivi assorti d’objectifs clairs, des déclarations publiques condamnant les représailles et les intimidations, un engagement pays structuré, ainsi que des approches coordonnées pour les affaires transfrontalières afin de garantir une participation sûre des familles et la préservation des preuves et de la mémoire.

« Les familles en Gambie ont montré que la mémorialisation n’est pas uniquement symbolique, mais constitue un moyen concret de préserver la vérité, de contrer le déni et de soutenir les demandes de responsabilité et de réparation ; et comme les femmes parentes et survivantes portent une grande part du fardeau de la mémoire et du témoignage, cette contribution conjointe met l’accent sur la protection, l’inclusion et la dignité afin que la mémorialisation puisse être sûre, centrée sur les victimes et durable », ont déclaré la CFJ et WAVE-Gambia dans un communiqué commun.